Introduction Sur Le Sport Dissertation

METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION (par Jean-Pierre GOUSSARD) SOMMAIRE PRESENTATION.....................................................................................................................3 1. L'INTRODUCTION.............................................................................................................5 1.1. Présenter le sujet 5 1.2. Définir la problématique ................................................................................................. 7 1.3. Proposer un plan 8 1.4. En résumé........................................................................................................................ 9 1.4.1. Questions-réponses..............................................................................................10 1.5. Présentation complète des deux introductions .............................................................. 11 2. LA CONCLUSION.............................................................................................................13 2.1. Récapituler .................................................................................................................... 13 2.2. Répondre à la problématique ........................................................................................ 14 2.3. Ouvrir des perpectives .................................................................................................. 14 2.4. L'importance de la conclusion ...................................................................................... 15 2.5. Présentation complète des deux conclusions ................................................................ 16 3. RELATION GRAPHIQUE : INTRODUCTION - CONCLUSION..............................17 4. LE DEVELOPPEMENT....................................................................................................18 4.1. Comment structurer son développement ? .................................................................... 18 4.1.1. Exemple du modèle 1 sur le thème "apologie du sport" .....................................18 4.1.2. Exemple du modèle 2 sur le thème "apologie du sport"19 4.1.3. En résumé............................................................................................................20 4.2. Tableau synoptique du plan d'un développement ......................................................... 20 4.3. Le développement naît de l'identification d'une problématique ................................... 21 4.3.1. Les différents types de sujets...............................................................................21 4.3.2. Comment définir la problématique......................................................................22 4.3. Les différents types de plan .......................................................................................... 24 4.3.1. Le plan linéaire....................................................................................................24 4.3.2. Le plan thématique ..............................................................................................24 4.3.3. Le plan par opposition.........................................................................................24 4.4.4. Le plan analytique ...............................................................................................24 4.5.5. Le plan dialectique25 EN CONCLUSION.................................................................................................................25 REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUE..................................................................................25 2 PRESENTATION Une dissertation est à la fois constituée d'un contenu (idées, arguments, adéquation entre la problématique et la réponse) et d'un contenant (logique de l'itinéraire de pensée et communication de celle-ci au lecteur). En fait, une dissertation est une construction ou une chaîne d'opérations mentales pouvant être symbolisées comme suit : IdéeLibellé du sujet Problématique Plan(question posée) Réponse à la Texte problématique Une dissertation contient obligatoirement trois parties bien distinctes qui sont : • l'introduction ; • le développement ; • la conclusion. Pour mieux cerner ces différentes parties nous réfléchirons sur le sujet : "apologie du sport". Pour chaque partie de l'introduction comme de la conclusion nous citerons deux exemples ou modèles. Le modèle 1 rédigé par J-P Goussard et le modèle 2 écrit par Virginie Boukatem Cady. Enfin, nous étudierons les différents modèles pouvant composer un développement en utilisant le même procédé. 3 4 1. L'INTRODUCTION L'introduction a pour but d'intéresser le lecteur. Elle se compose d'un seul paragraphe divisé obligatoirement en trois parties. Chaque partie a une logique bien précise dont l'objectif est de : 1. présenter le sujet ; 2. définir la problématique ; 3. proposer le plan. 1.1. Présenter le sujet Présenter le sujet, cela veut dire le situer (voire le resituer) dans un contexte. Pour se faire, il est intéressant de le replacer dans un cadre plus vaste à travers par exemple une perspective diachronique, c'est à dire historique, ou encore dans une perspective synchronique, c'est à dire à travers un grand problème social, politique, économique, contemporain … On peut aussi utiliser une image choc, proposer une anecdote courte ou encore une image frappante. Ce type de rédaction peut être intéressante. Toutefois, l'image courte ou l'anecdote n'offrent généralement pas assez de quantité en terme de contenu. Il faut avoir présent à l'esprit qu'une introduction pour un concours de type CTAPS réclame une quinzaine de lignes. Qui plus est ce mode de rédaction s'apparente plutôt à un style journalistique ; ce qui n'est pas automatiquement en relation avec les exigences du concours ou les vues du lecteur. En somme, il faut imaginer l'introduction comme étant un entonnoir où l'on va du plus large au plus étroit. La première partie de l'introduction correspondant à la partie la plus évasée de l'entonnoir. Il faut aussi éviter pour ne pas dire proscrire les formules comme "depuis la nuit des temps, les hommes ont toujours fait du sport", ou "de tout temps". Ce sont des expressions trop souvent usitées et dont les correcteurs sont fatigués. 5 Exemple de la première partie d'introduction sur le thème : "apologie du sport" et modèle 1. Le sport est un fait social porteur de nombreuses ramifications tant sur un plan politique, économique, pédagogique que historique. Cette citation de Pierre Parlebas, extraite du journal "La Recherche" (Juillet - Août 1992), n'est pas sans nous rappeler la pensée novatrice de son père fondateur. Pierre de Coubertin, précurseur du sport moderne, voyait celui-ci "comme la réunion des nations dans un effort d'émulation infiniment utile au bien général et aussi comme un moyen universel d'éducation physique, intellectuelle, moral, civique et artistique de la jeunesse". Lors de cette première partie d'introduction nous nous sommes servis de citations pour annoncer notre sujet. C'est un système très intéressant puisqu'il dénote de la part du rédacteur une certaine culture. Cependant, il est clair qu'il ne faut pas se tromper dans le nom et orthographe de l'auteur, la ou les dates, le nom de la revue ou du livre, etc… Voici le second modèle : Si nous devions faire ici l'apologie du sport, il conviendrait tout d'abord de préciser ce terme parfois flou et souvent galvaudé. En effet, le sport, à notre époque, se différencie des activités physiques et sportives (dites APS), avant tout par son caractère institutionnel et compétitif. Autre méthode où cette fois-ci on utilise une définition pour introduire notre introduction. Mais attention, en étant aussi rigide cela revient à dire que l'on exclu plus ou moins toute autre forme d'activités physiques. Dès lors que par la suite on tentera de parler d'EPS ou encore de culture physique on risque de frôler le hors sujet. 6 1.2. Définir la problématique L'instant est capital. Si la première partie reste relativement vague bien qu'en étroite relation avec le libellé du sujet, la seconde partie devient quant à elle très précise. Le jeu consiste à reformuler le libellé du sujet (un peu comme si le lecteur ne connaissait pas le thème et qu'il fallait le lui rappeler), tout en dégageant habilement une problématique. Aussi, la problématique se veut très précise. Une fois la problématique soulevée, il est impératif d'y répondre avec le maximum de précision. Arrivé à ce stade de la rédaction, nous sommes au centre de l'entonnoir. Partie encore assez vaste mais nettement moins large qu'auparavant. Il est impératif de bien réfléchir à la problématique que l'on va poser. Définir une problématique, c'est énoncer le sujet en vue de lui donner un sens interrogatif. Précédemment, nous avons mentionné que tout se passait comme si le lecteur "ne se souvenait plus du sujet". Il convient donc de reprendre le libellé du sujet et de lui porter interrogation. Cela ne veut pas dire que la phrase dans sa forme doit se faire automatiquement sous la forme d'une interrogation mais qu'elle doit laisser entendre une interrogation. En vérité, on ne fait que répondre au libellé du sujet tout en dégageant une réflexion. Suite de la première partie sur l'apologie du sport et premier exemple : Un siècle passé, nombre de nos contemporains, chercheurs, scientifiques, médecins, kinésithérapeutes, hommes de terrain confortent cette pensée et plaident en faveur de la pratique sportive. Cependant, dans un pays où finalement le sport est plus toléré qu'accepté, d'aucuns pensent que celui-ci est source de conflits et vecteur de malaise social. Il n'y a pas à proprement parler d'interrogation mais on a compris que le rédacteur cherche à mettre en évidence le fait que certaines personnes approuvent le sport alors que d'autres peuvent considérer cette activité comme nuisible. Il semble logique de penser que cette dissertation est entrain de prendre une forme dialectique thèse, antithèse, synthèse. On remarque aussi que l'auteur reste dans la logique de la première partie en évoquant l'aspect social du sport. Suite de la première partie sur l'apologie du sport et second exemple : 7 Ce qu'il conviendra ici de déterminer, ce seront donc, non seulement les bienfaits de l'activité sportive, mais plus précisément l'influence du sport , quelqu'en soit le niveau, sur le développement physique et psychique de l'individu, ainsi que les possibles répercussions sociales, économiques ou même politiques sur l'ensemble de la communauté. Même logique. L'auteur reste en parfaite continuité avec la première partie. Il s'agit bien d'évoquer le sport (et non autre chose) et d'évaluer ses répercussions sur l'environnement social. 1.3. Proposer un plan Proposer un plan ne veut pas dire donner une réponse. Dans une introduction on ne donne jamais son avis. Par contre, on va définir de façon exhaustive l'axe de notre réflexion. Nous sommes arrivés dans la partie la plus étroite de l'entonnoir et c'est donc le moment où il faut délimiter notre champ d'action. Il est fréquent que l'annonce du plan se fasse sous forme de question (mais là encore ce n'est pas une obligation). Ce sont ces questions qui délimitent notre sémantique. Suite et fin d'introduction du premier exemple sur l'apologie du sport : En nous référant au sens propre de sa logique interne, à savoir un ensemble de situations motrices, codifiées de façon compétitives et institutionnalisées, nous serons amenés à nous interroger sur le rôle négatif puis positif du sport au sein de notre société en cette fin de siècle ? Enfin, nous aborderons plus précisément les traits qui valorisent ce dernier. Remarque : il faut éviter les formulations trop scolaires souvent utilisées (du style : "dans un premier temps nous analyserons ……, puis nous chercherons dans un second temps …). 8 Voilà, nous avons joint à la problématique précédemment définie un plan précis et qu'il faut suivre rigoureusement (c'est à dire les points sur lesquels nous allons tenter de débattre tout au long du développement). En conséquence, nous savons d'ores et déjà que nous allons lire une dissertation qui va aborder successivement le rôle négatif puis positif du sport au sein de notre société (et pas dans une autre société, ni dans un autre siècle) et enfin, les traits qui valorisent le sport. Ce qui veut dire (puisque le sujet est l'apologie du sport) que l'auteur va prendre partie pour le sport lors de la synthèse finale. Tout ce qui sera écrit en dehors de cette pensée sera hors sujet ; soit l'équivalent de la note zéro. Suite et fin d'introduction du second exemple sur l'apologie du sport : Ainsi, nous essaierons de démontrer que le sport, davantage qu'un simple moyen d'occuper ses loisirs, a un rôle non négligeable à jouer au sein de notre société. 1.4. En résumé La première partie de l'introduction a pour objectif de situer le sujet dans son contexte. Il faudra en présenter le cadre et l'environnement général. Dans le cas où il s'agit d'un sujet sous forme de citation à commenter, on doit la reporter en entier sauf, bien sûr, s'il s'agit d'une citation relativement longue. Dans ce cas, il faut la synthétiser, sans altérer la richesse de son contenu. La seconde partie est la problématique à laquelle on se propose de répondre. Enfin, la troisième partie doit annoncer le plan que l'on doit suivre fidèlement tout au long de l'épreuve. En somme, trois parties obligatoires dans un même paragraphe : 1. - le sujet et son contexte, 2. - la problématique, 3. - la présentation du plan. 9 1.4.1. Questions-réponses 1 - Comment doit-on présenter le sujet ? La présentation du sujet est souvent délicate car elle doit faire état du libellé, en analyser les termes, en montrer l'intérêt et la portée. Elle a également une autre fonction : conduire le lecteur vers la problématique. Il ne doit pas y avoir de hiatus entre ces deux étapes. 2 - A quoi reconnaît-on la problématique dans l'introduction ? C'est généralement une question, la question à laquelle on doit répondre. Il faut prendre donc garde à ne pas faire apparaître d'autres questions (dans la présentation du sujet, par exemple), qui pourraient conduire le lecteur à se tromper de problématique ! 3. Quelles sont les termes ou expressions de liaisons à employer après la formulation de la problématique ? Lors de la présentation du plan, on peut employer un certain nombres de termes (qu'il serait bon de connaître par cœur) : • Il semble logique de s'interroger sur … • Il semble légitime de prendre en considération … • La question centrale laisse à penser que … • Cette interrogation nous invite à réfléchir … • Cette question d'actualité nous amènera à considérer … • En réaction à la question précédente, on envisagera … • Ainsi, nous serons amener à nous interroger sur le rôle … • On peut se demander si … • Nous nous interrogerons successivement sur … • Nous serons amener à nous demander … • Envisager le rôle … 10

L’introduction dans la dissertation

Cette fiche a été rédigée par Jean-Luc. | Version pdf

Il n’y a pas d’introduction passe-partout. Cependant il faut connaître quelques règles.

Une introduction doit être assez courte : dix à quinze lignes pour un devoir de cinq ou six pages.
Il faut d’abord considérer que le sujet proposé est inconnu du lecteur, d’où il faut éviter une entrée en matière trop abrupte.

Une introduction est composée de trois moments :

La première étape : la situation du sujet

  • On amène le lecteur au sujet par analogie : à l’aide d’une idée voisine un peu plus générale ou d’un fait très connu ayant eu un grand retentissement. Éviter à ce sujet les introductions trop générales du type : « depuis qu’il y a des hommes et qu’ils pensent ».
  • Par contraste : à l’aide d’une idée ou d’une opinion directement opposée. Cette construction permet de valoriser le sujet.
  • En situant le texte quand on sait d’où il est tiré, quand on connaît le contexte.
  • Déterminer une cause importante.

On peut aussi se ramener à trois types de sujets :

  • La pensée à examiner est absolument incontestable, on ne peut que la justifier par des exemples. On recourt alors à une opposition et à une interrogation combinées.
  • La pensée est exagérée ou fausse. Il faudra alors chercher à expliquer pourquoi son auteur a eu recours au paradoxe et réfuter la thèse.
    Il est couramment admis que…
    Seul X. pense autrement
    On se demande ce qui lui a inspiré cette maxime et quelle part de vérité elle peut contenir.
  • La pensée oppose le pour et le contre. Il est difficile de trancher. On penche d’un côté. On commence par l’autre, on termine par le parti qu’on préfère (il sera plus développé). Schéma de l’introduction :
    Sur tel point les penseurs sont divisés
    Beaucoup pensent ainsi
    X. écrit au contraire
    Faut-il croire que… ou plutôt que…

Énoncé du sujet

La citation doit être reproduite si elle est courte, dans ses éléments essentiels si elle est longue. On inclut alors quelques expressions clés. Elle doit être expliquée, c’est-à-dire qu’on doit reformuler la question posée, le problème envisagé sans pour autant donner la solution ce qui serait le comble de la maladresse. On doit alors aussi préciser dans quel sens on prend le ou les mots-clés du sujet. Si la définition demande un développement assez long, il faut le passer dans le corps du devoir.

L’annonce du plan

Là aussi il faut indiquer les intentions sans donner la solution.
Deux formules :

  • une suite de questions,
  • une succession de phrases avec « tout d’abord… », « ensuite… », « enfin… ».
    On peut aussi utiliser une seule phrase avec des propositions introduites par « S’il est vrai que » (…), « il est aussi vrai que » (…), « et bien plus » (…).
« Certes » (…),
Thèse
« mais » ou « néanmoins… » ou « cependant… » (…),
Antithèse
« et qui plus est » (…)
Dépassement ou synthèse

Après ce qui vient d’être dit, on se rend compte que l’introduction doit être rédigée à la fin du devoir afin d’introduire véritablement, malgré le paradoxe, au devoir tel qu’il a été rédigé.

Exemples

1. Étudions d’abord le sujet suivant :

Commentez ce conseil de La Fontaine :
« Ne forçons point notre talent,
Nous ne ferions rien avec grâce ».

C’est le premier type de sujet. La pensée est incontestable, il ne suffit que de l’illustrer.
Introduction sommaire par opposition et interrogation combinées.
Beaucoup d’hommes, par vanité aveugle, cherchent à outrepasser leurs possibilités, le fabuliste n’a-t-il pas raison d’écrire ?

2. Étudions le sujet suivant :

Gide écrivait : « Victor Hugo, notre plus grand poète, hélas ! »
Que pensez-vous de ce jugement ?

Il s’agit à l’évidence d’un sujet du deuxième type.
Introduction proposée : combinaison entre détail précis et idée contraire.

« Le 1er juin 1885, toutes les rues de Paris étaient pavoisées, on tira vingt et un coups de canon, le peuple se pressait sur les Champs-Élysées où descendait un corbillard. Ce jour-là, Victor Hugo était honoré par des funérailles nationales et ses cendres déposées dans la crypte du Panthéon. Maurice Barrès, dans Les Déracinés, après avoir décrit la ferveur de la foule, ajoutait : “Hugo gît désormais sur l’Ararat du classicisme national”.
Comme nous sommes loin de la réticence d’André Gide qui s’exprimait ainsi… »

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